Mai 12, 2022
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Entrepreneuriat : niveau 2. On change de vitesse

Written by Seb
Temps de lecture estimé : 7 minutes

Entrepreneuriat : niveau 2. On change de vitesse

Si tu le sais pas encore, j’ai décidé de changer de cadran et de passer à l’entrepreneuriat, et je tente de documenter tout ça. Voyons cette évolution et mon ressenti sur celle-ci ensemble.

Et avant d’entrer dans le vif du sujet, j’aimerai faire un mea culpa. On est aujourd’hui le 12 mai, et mon dernier article date du 27 janvier. Ca compromet pas mal l’objectif d’écrire au moins 35 articles en 2022, mais j’ai (je crois) de bonnes raisons 🙂

Mes débuts dans l’entrepreneuriat

Commençons par un petit retour en arrière, lorsque je vous expliquais que je souhaitais créer mon business passif.

Je l’ai fait et suis toujours dessus. J’ai commencé officiellement il y a un peu plus d’une année et tout se passe assez bien. J’ai des clients qui me font confiance, et des clients potentiels qui prennent contact avec moi assez régulièrement.

Là où je suis content c’est que je ne paie rien pour obtenir ces prospects, aucune pub ni rien du tout. C’est juste ma réputation sur internet qui porte ses fruits, et ça c’est vraiment cool. Je le dois en partie à ce blog et tout ce que j’ai pu apprendre sur les techniques du web pour se faire connaitre, alors un grand merci à lui 🙂

Or, cette activité de gestion locative marche « tellement bien » qu’elle est passée à un niveau supérieur en début d’année. C’est vraiment cool, je suis content et fier de moi. Ce n’est pas encore suffisant, financièrement parlant, mais on est en bonne voie.

Possible surcharge ?

En gros, en début d’année j’ai eu ce client milliardaire qui m’a contacté pour me faire gérer 4 biens d’un coup. J’ai été très enthousiaste au début car je pensais que ces biens avaient le potentiel de changer ma vie et de me sortir de la rat race une bonne fois pour toutes, ce qui est bien sûr mon but final.

C’était sans penser au revers de la médaille. Car oui, toute médaille a 2 revers. Je t’explique :

Déjà, il faut savoir qu’à chaque fois que j’ai pris un nouveau bien en gestion, il a fallu environ 1 mois pour que tout soit prêt et qu’on puisse commencer à le commercialiser. Ceci est dû au fait qu’il faut faire des achats de choses et d’autres, s’assurer que tous les lits soient prêts, qu’il y ait des linges, une connexion internet, la télé etc. Après il faut faire des jolies photos, préparer des guides, des messages automatisés etc. Et il y a beaucoup de choses à faire.

Et ça c’est pour un bien, vu qu’en général un client possède et fait gérer un bien à la fois.

Là, le première revers de médaille avec ce propriétaire, c’est qu’il m’a contacté autour de mi-janvier en m’annonçant qu’il a pour objectif que ses biens soient commercialisé à partir du 5 février. Ce qui veut dire qu’il me laisse 3 semaines pour mettre en place 4 biens – qui sont encore en chantier d’ailleurs. Et c’est sa femme qui va être le point de contact avec moi, car lui il a pas envie de s’occuper de ça. En gros, lui il fait la stratégie de l’ensemble et sa femme fait ce qu’il veut pas faire 🙂

Alors j’ai dû travailler de près avec sa femme, ce qui s’est avéré être une expérience terrible, tant pour elle que pour moi. Je vous la fais courte mais en gros c’était impossible pour moi de travailler avec elle car elle est insupportable et irrespectueuse, et je pense qu’elle a pensé la même chose de moi. On n’était vraiment pas sur la même longueur d’onde.

J’en ai chié

Ces 3 semaines ont donc été terribles. Je n’ai pas dit à ces propriétaires que je travaillais encore à temps partiel à côté, alors j’ai dû jongler comme je le pouvais entre mon job, ce job-là et toute la mise en place, tout en gardant du temps pour ma femme et mes 2 enfants.

J’ai quand même 42 ans, je remarque bien que l’énergie n’est plus la même qu’il y a 15 ans. D’ailleurs si t’as 25-30 ans et une bonne idée, fonce maintenant tant que t’as la pêche, après ça sera plus la même chose. Je pense que c’est la motivation de l’objectif final a compensé le manque d’énergie dans cette situation précise.

Au final j’ai réussi mais c’était chaud et suite à ça j’étais épuisé, physiquement et émotionnellement. Heureusement que je m’étais bien organisé en amont sinon je ne sais pas comment ça se serait passé.

Et je pense que je ne suis pas passé loin du burn out… Autant dire que c’est vraiment pas le truc que je pourrais me permettre de subir aujourd’hui.

Burnout : quand les batteries sont vides - prévention et conseils

Le burn out était pas loin

Passage à l’étape suivante

Mais tout ça m’a mis devant les yeux une chose que je savais déjà. Il me fallait passer à l’étape suivante rapidement : demander de l’aide et trouver du soutien.

J’ai donc décidé d’engager quelqu’un, une collaboratrice, qui pourrait me soutenir dans les tâches nécessaires au fonctionnement de ma société.

Après avoir analysé la situation financière de mon entreprise, fait le point sur ses coûts et ses revenus, et m’être projeté sur les revenus que pourraient me ramener ces 4 biens, j’ai estimé que j’avais une capacité financière suffisante pour engager quelqu’un à temps partiel.

J’avais déjà reçu un dossier de postulation quelques mois auparavant et j’avais trouvé une jeune fille très motivée pour ce job, alors je l’ai recontactée pour l’engager à un taux d’activité de 60%. Elle était ravie et a commencé à travailler pour moi début mars.

Tout se passe bien avec elle, même si je pense qu’elle n’est pas super bien organisée, mais on est dans une phase ou c’est difficile d’être bien organisé alors ça joue 🙂

Le niveau 2 de l’entrepreneuriat

C’est là que ma situation passe à un niveau inédit pour moi : je suis maintenant vraiment le patron et j’ai une employée 🙂

Je savais que ça arriverait un jour ou l’autre, car ça fait partie intégrale de mon objectif final. Mais ça fait quand même drôle de se dire qu’on est au sommet de la pyramide. Même si c’est une pyramide de 2 (donc pas vraiment une pyramide, on est d’accord), on est quand même en haut 🙂

Ca implique aussi que pour moi maintenant je dois développer une nouvelle compétence rapidement : être un bon manager.

J’avais pas pensé à ça tout de suite, bien que je savais que c’était nécessaire de part mon expérience du monde du travail, mais il faut être capable de communiquer ses objectifs, les objectifs de son entreprise, et le métier en lui-même rapidement à son employé, pour ne pas perdre de temps et donc d’argent.

Donc de nouveau, le premier mois a été chaud. Heureusement, les activités avec le propriétaire milliardaire se sont calmées et il n’y avait plus que de la gestion à faire, mais quand même, je n’ai pas pu laisser cette employés livrée à elle-même alors j’ai dû l’occuper.

Ca m’a demandé de lui trouver pas mal de boulot à faire en très peu de temps, ce que j’ai réussi à faire. Maintenant elle est déjà sur les rails et opérationnelle, j’espère qu’elle restera auprès de moi en soutient pendant longtemps et que je puisse la garder.

Le mythe de l’entrepreneur

Petite parenthèse sur ce récit, j’ai commencé cette semaine à lire un livre très intéressant qui résume parfaitement cette situation : E-myth : Le mythe de l’entrepreneur revisité

Dans les premiers chapitres de ce livre, l’auteur explique qu’on a tous 3 personnalités quand on est entrepreneur :

  1. L’entrepreneur à proprement parlé, celui qui a une vision et des objectifs à long terme pour son entreprise. Il utilise en exemple Ray Croc, le fondateur de macdo, qui avait une vision extraordinaire, ou encore Henry Ford, qui nous a fait entrer dans l’ère industrielle. J’ajouterai aussi Steve Jobs d’Apple, que je respecte énormément en tant qu’entrepreneur.
  2. Le manager, celui qui doit faire en sorte que les choses soient faites dans les temps.
  3. Le technicien, les mains qui font réellement le travail concret. Le technicien peut être un vendeur, un dentiste, un mécanicien ou un comptable peu importe, ce qu’il faut comprendre c’est que c’est lui qui fait le job concret.

Et la répartition du temps et de l’énergie réparti entre ces 3 personnalités est en moyenne de :

  1. 10% à l’entrepreneur
  2. 20% au manager
  3. 70% au technicien

A mon avis – et comme l’auteur le soulève, le problème de ce 70% alloué au technicien, est que cette personnalité est celle qui consomme le plus de temps, et qui rapporte le moins. Et tout le temps et l’énergie qui sont investis par le technicien ne peuvent pas être utilisées par les autres personnalités, ce qui est un problème.

Car ici on peut avoir 2 situations complètement différentes, comme le soulève Kiyosaki dans le cadran du cashflow :

  • Soit on est propriétaire d’un emploi (le « T » du travailleur indépendant), comme le serait un dentiste ou un toubib indépendant. Son problème : pas de client = pas de travail = pas d’argent…
  • Soit on possède une société, avec des employés qui travaillent pour nous et qui sont capables d’assurer le bon fonctionnement du système qu’est la société. On voit ici la société comme un système – comme un moteur, que quelqu’un doit s’appliquer à faire tourner. C’est là où je veux aller.

Focus ROI

Mon but avec cette employée est donc de lui déléguer les tâches qui requièrent mes compétences techniques de plus en plus afin qu’elle les prenne elle, pour que je puisse me concentrer sur les tâches à forte valeur.

Car, dans le cadre de ma société, j’essaie toujours de réfléchir en terme de ROI d’une tâche.

Par exemple, pour ce propriétaire milliardaire, je me suis retrouvé à devoir aller chercher 6 linges à maxi bazar (oui oui, un milliardaire va faire des courses dans ce magasin de m****), ce qui m’a pris 1 heure. Ca d’ailleurs parce que sa femme n’a pas été capable de compter correctement jusqu’à un certain nombre…

Valeur ajoutée à ma société et ROI de cette tâche : nulle. Ce n’est donc pas à moi de le faire, alors c’est le genre de tâche que je vais déléguer à employée à l’avenir.

Par contre, si je me pose quelques heures devant mon ordi pour écrire un article de blog pertinent et optimisé pour le web, que cet article ramène des visiteurs et des prospects potentiels, le ROI en devient presque infini.

Et j’ai été clair avec elle, on va se déporter vers une organisation comme ça, ou elle va prendre de plus en plus en charge les tâches techniques, ce avec quoi elle a l’air d’être ok car le job lui plaît. Et moi je me garde les tâches à forte valeur comme le contact avec les clients (la vente), stratégiques et organisationnelles, là où la vraie valeur se trouve.

Ca m’a l’air pas mal comme organisation, non ?

Suite

Bon, là je dois avouer qu’il est en train de se passer un truc que je n’ai pas vu venir tout de suite : on est en très basse saison en terme de tourisme, et les réservations sont mortes, nulles, presque rien.

Ca attaque sérieusement la trésorerie de ma société, car il faut bien payer cette employée. Heureusement, c’est quasiment la seule charge fixe que j’ai, on n’est encore pas dans un situation dramatique, mais la marge se raccourcit de mois en mois.

Mais en même temps, on a vient de signer des contrats avec 2 nouveaux clients qui ont de jolis biens à commercialiser, et un 3ème est potentiellement en cours d’acquisition, ça devrait donc aller.

Pour finir

L’entrepreneuriat c’est une aventure, mais sacrément belle 🙂

Et oti cher lecteur, si tu es entrepreneur ou si tu te retrouves dans une situation similaire à la mienne, est-ce que ça t’intéresse de partager ton point de vue ?

N’hésite pas à me contacter si ça devait être le cas 🙂

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Entrepreneuriat · Etat d'esprit

Commentaires sur Entrepreneuriat : niveau 2. On change de vitesse

2 réponses à “Entrepreneuriat : niveau 2. On change de vitesse”

  1. Jérôme Galeuchet dit :

    En tout premier, toutes mes félicitations!
    Je pense également que tu as le bon mindset et c’est très bien d’avoir une vision claire où tu veux amener ta société à moyen/long terme!

    • Seb dit :

      Salut Jérôme et merci pour ton commentaire!
      Effectivement, je pense aussi que le mindset est le bon, ou en tout cas que c’est bien parti pour! On verra si l’avenir me donnera raison ou pas 🙂

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